Le projet

L’Ecole de la Liberté, le savoir en libre-échange : une révolution pédagogique

Une éducation générale et étatisée n’est qu’un appareil à façonner les gens pour qu’ils soient exactement semblables entre eux ; et le moule utilisé est celui qui plaît aux pouvoirs prépondérants dans le gouvernement, que ce soit un monarque, un clergé, une aristocratie, ou la majorité de la génération en cours, et dans la mesure où l’appareil est efficace et où il est réussi, il établit un despotisme sur les esprits qui, par une pente naturelle, conduit à un despotisme sur les corps.

John Stuart Mill, De la liberté, 1859


L’Ecole de la Liberté est née d’une réflexion d’universitaires et d’enseignants du secondaire sur les nouveaux défis auxquels était confronté l’enseignement à l’ère du numérique.

Cette réflexion a abouti à une conclusion sans appel : l’offre éducative actuelle est totalement inadaptée pour répondre à la demande des élèves, étudiants, actifs désireux de se former tout le long de leur vie.

L’organisation centralisée et bureaucratique du système d’enseignement ne répond pas aux besoins des familles et des élèves tout en démotivant les enseignants dont les perspectives de carrière ne dépendent pas de la qualité de leur enseignement.

Le monopole exercé par l’Etat est complètement en contradiction avec le développement de nouvelles technologies qui accroissent de jour en jour la liberté effective de choix des citoyens.

La vision pédagogique étroite qui y domine et les techniques pédagogiques mobilisées empêchent la bonne transmission des savoirs, mais surtout la curiosité intellectuelle et la stimulation du goût de l’apprentissage.

L’enseignement public français est largement passé à côté du tournant du numérique appelant à une révolution dans la manière de transmettre. Il convient de renvoyer aux oubliettes de l’histoire la vision verticale de l’enseignement consacrant un « sachant » qui transmettrait de manière magistrale un ensemble de notions correspondant à un programme décidé au niveau central.

L’école de la liberté propose au contraire de remettre l’étudiant et ses besoins au cœur de l’enseignement, tout en favorisant la transmission horizontale via des outils collaboratifs virtuels.



Ce site Internet a pour objectif d’être le lieu de rencontre entre des chercheurs passionnés et des étudiants désireux d’apprendre de manière ludique avec un contenu permettant l’auto-formation :

Moocs

Les « cours en ligne » sont assurés par des universitaires reconnus dans leur discipline, dotés d’une large expérience d’enseignement. Un conseil scientifique est chargé de les conseiller.

Médiathèque

La vidéothèque, la bibliothèque, l’audiothèque permettent grâce à un moteur de recherche ludique à chacun d’apprendre sur le support et le thème de son choix.

Recherche

Un coin « recherche » sera prochainement mis en place pour ceux qui veulent approfondir leur itinéraire intellectuel.

Enfin, la politisation des enseignements (liée à la centralisation du système) conduit à passer sous silence certaines traditions intellectuelles, pourtant pertinentes pour appréhender le monde en sortant des schémas simplistes dans lesquels le keynésianisme, le structuralisme, et le néo-marxisme tendent à enfermer les étudiants francophones.

Dans ce contexte, les penseurs français de la liberté sont au mieux critiqués et le plus souvent l’enseignement de ses plus grands penseurs tels que Turgot, Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat est délaissé.

Par ailleurs la révolution opérée au sein de la science économique au XXème siècle (Ecole de Chicago et Ecole Autrichienne) et son apport à toutes les sciences sociales est souvent passé sous silence, alors qu’elle constitue la base des savoirs enseignés dans la plupart des pays du monde. Les étudiants et les élèves francophones sont ainsi confrontés à un enseignement biaisé négligeant les apports essentiels de ces grilles de lecture, ce qui les empêche de comprendre l’histoire et la complexité du monde dans lequel nous vivons.

L’objectif de l’école de la liberté est ainsi de promouvoir une offre complémentaire d’enseignement mettant l’accent sur une vision humaniste remettant l’action humaine et le primat de la liberté individuelle au centre de l’analyse de la société.

 

Pour ces différentes raisons, l’école de la liberté a choisi la modernité en optant pour la mise en place de MOOCs (cours en ligne) et d’un moteur de recherche afin de permettre à chaque étudiant francophone un premier accès à la pensée et aux enseignements des auteurs mettant l’individu et ses aspirations au cœur de l’analyse.

Exploité par les plus grandes Universités américaines, ce type de supports misant sur le travail personnel et l’interactivité entre les élèves accuse en France un certain retard que l’école de la liberté aimerait combler.